Publié : 9 octobre 2012
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Utiliser le calendrier à l’école.


Le calendrier :


 


Pourquoi 365 jours ?


L’année julienne instituée par Jules César vaut 365, 25 jours solaires moyens. Elle est en vigueur depuis – 45.


L’année tropique vaut en réalité 365, 2422 jours.


L’année julienne est donc trop longue de 11 mn 14 s. Le printemps est donc en avance de 11 mn 14 s tous les ans.


En 1582, l’avance atteignait 12, 69 jours. Le printemps commençait le 8 mars !


Le pape Grégoire décide donc de supprimer 10 jours et le lendemain du 9 décembre 1582 fut le 20 décembre 1582 dans tous les grands états européens. L’Angleterre n’adopta ce nouveau calendrier qu’en 1752, l’URSS qu’en 1923 et la Turquie en 1926.


Pour éviter un nouveau décalage, on décida que les années 1700, 1800, 1900 et 2100 ne seraient pas bissextiles. Afin de rester au plus près de l’année tropique, il faudrait supprimer une année bissextile tous les 128 ans, on décida donc de la faire tous les 100 ans. Il reste donc un nouveau décalage qui atteindra un jour en 4915, ce qui importe peu !


Pourquoi 12 mois ?


Les Mésopotamiens qui furent les premiers mathématiciens, comptaient en base douze. Ils avaient une vision cyclique du temps. Aussi leur année représentée par un cercle fut divisée en douze périodes à l’origine des mois et en 360 jours soit 30 x 12. C’est également l’origine des 360° d’un cercle.


Pourquoi 24 heures dans une journée ?


Comptant en base douze, il était « naturel » de diviser le jour en 12 heures et la nuit en 12 autres heures. Il est à noter que selon la saison, les heures étaient plus ou moins longues. 


Pourquoi 7 jours dans une semaine ?


On retrouve nos Mésopotamiens qui considéraient les astres visibles à l’œil nu et se déplaçant dans le ciel comme des dieux qu’ils fallaient vénérer et honorer. En se servant de la vitesse de leur mouvement apparent, on obtient le classement suivant : Saturne, Jupiter, Mars, Soleil, Vénus, Mercure et Lune. 7 astres pour les 7 jours de la semaine ; si Uranus avait été visible à l’œil, peut-être aurions-nous 8 jours dans une semaine ?


Pourquoi l’ordre des jours ?


Il faut reprendre l’ordre des astres précédents. On dédie chaque heure du jour à l’une de ces « divinités » soit : 1ère heure du 1erjour pour Saturne, 2ème heure pour Jupiter et ainsi de suite. On dédie le jour à la divinité de la 1ère heure, un décalage se produit et on obtient l’ordre des jours de la semaine.


Comment détermine-t-on la date de Pâques ?


La date de Pâques est fixée au 1er dimanche après la Pleine Lune qui suit l’équinoxe de Printemps.


En 2004, l’équinoxe de printemps est le 20 mars, la Pleine Lune est le 5 avril, Pâques est donc le 11 avril.


Plus d’un mois sépare les dates extrêmes de Pâques (du 22 mars au 24 avril).


Quand « change »-t-on de saison ?


Le changement de saison se fait aux équinoxes ou aux solstices.


A l’équinoxe, le Soleil est à la verticale de l’Equateur. Tous les points sur Terre ont une durée de jour égale la durée de la nuit. Le plan du système solaire (l’écliptique coupe exactement le plan de l’équateur, c’est le point vernal).


Au solstice, le Soleil est à la verticale d’un des tropiques. L’une des hémisphères connaît une durée d’ensoleillement maximum et un angle d’inclinaison favorable à l’inverse de l’autre hémisphère.


La distance au Soleil est négligeable pour les saisons. Ainsi en hiver, nous sommes plus prêts du soleil qu’en été.


 


La Lune et les marées (phases de la Lune, horaires et intensité des marées) :


 


voir l’article La lune et les marées.


 


La durée du jour et de la nuit :


 


Objectifs de connaissance :


Définition des mots équinoxe et solstice


Objectifs de savoir-faire :


Lire un document complexe présenté sous forme de tableau.


Construire un graphique à partir de données chiffrées


Matériel :


Feuille photocopiée (quadrillage centimètré avec en abscisse les heures et en ordonnée les mois).


Tableau des levers et couchers de soleil.


 


Déroulement :


Consigne :


 Sur le tableau photocopié, les élèves doivent reporter les heures de lever du Soleil puis celle de coucher. Ils doivent reporter une seconde fois les levers sur la droite de la feuille.


Analyse :


Entre la première et la deuxième courbe, on a donc la durée du jour (la photopériode). Comme 1 heure est représentée par 1 cm, on peut « mesurer » la durée d’un jour. Eventuellement, on peut vérifier par le calcul sexagésimal en faisant la soustraction correspondante.


Entre la deuxième et la troisième courbe, on a la durée de la nuit.


Entre la 1ère et la 3ème courbe, on doit avoir constamment 24 cm soit 24 h.


 Consigne :


Sur le tableau, on va chercher la journée la plus courte en mesurant puis la journée la plus longue puis les moments où l’on a une photopériode de 12 h. On tracera 4 lignes correspondantes.


Analyse :


La journée la plus courte est fin décembre, c’est le solstice d’hiver. La journée la plus longue est fin juin, c’est le solstice d’été. En mars et en septembre, le jour est égal à la nuit, ce sont les équinoxes.


Les élèves écriront sur le tableau équinoxe, solstice. Ils colorieront en foncé la partie nuit du tableau, indiqueront entre chaque ligne tracée le nom de la saison.


Prolongement possible :


On peut indiquer le midi vrai par un point équidistant au lever et au coucher du soleil. Ce midi vrai varie et ne correspond pas au midi de la montre. Cela peut permettre d’expliquer aux élèves que nous ne vivons pas à l’heure du soleil. La variation de quelques minutes du midi solaire est fonction de l’inclinaison variable de l’axe des pôles selon l’année et de « l’équation du temps ». C’est la variation de la vitesse de déplacement de la Terre autour du Soleil, variation due à l’orbite ellipsoïde de la Terre (voir les 3 lois de Kepler).